Le département Pays Basque est une revendication qui remonte en des temps anciens, puisque le premier Président de la république socialiste de la Vème République l'avait promis dans ses 110 promesses pour la France.
Depuis quelques années, par un collectif rassemblant des associations, des syndicats, des parties politiques, des femmes et des hommes de tous bords, des revendications spécifiques au Pays Basque sont remontées et se sont répandues dans la société civile d'Iparralde. Elles sont de 4 ordres :
- la reconnaissance de la langue basque
- l'Université de plein exercice
- la Chambre d'Agriculture
- le département Pays Basque
Depuis les années 2000, de grandes manifestations ont rassemblé des milliers de personnes à Bayonne dans une ambiance bon enfant. Il ne faut pas y voir une volonté d'indépendance nationaliste, mais un souci de reconnaissance d'une identité spécifique culturelle locale.
Depuis les pouvoirs publics, l'Etat en fait, a reconnu de manière parcellaire la spécificité basque par les conventions spécifiques Pays Basque 2010, des institutions particulières...
Le collectif BATERA a donc décidé que la population devait donner son avis sur le pilier essentiel des revendications : le département Pays Basque. Pour cela, ils ont proposé que soit organisé un referendum dans le département des Pyrénées-Atlantiques pour que l'ensemble de la population basque et béarnaise s'exprime. Il faut réunir 40 000 demandes de referendum pour que cela soit organisé. Des responsables locaux, de tous bords politiques et opposés au département Pays Basque, s'opposent aussi au referendum, ce qui démontre, à mon sens, un grand sens démocratique.
Mais les campagnes électorales de 2007 reprennent les revendications des départementalistes. La candidate socialiste, préparée par des souverainistes locaux, a déclaré qu'elle ne voyait pas l'intérêt d'un nouveau département, alors qu'elle est le porte-parole de la démocratie participative. Le referendum est l'expression de la voix populaire d'ensemmble sur ue question précise.
Mais il y a maintenant la campagne des législatives qui arrivent. Je ne cache pas mon intérêt pour la candidature de Martine Bisauta dans la 5ème circonscription car sur ce sujet précis, elle milite en faveur du referendum pour que le débat qui était essentiellement politique revienne dans le débat populaire et que la population s'exprime.
A côté d'elle se trouve le candidat socialiste qui n'a jamais caché son hostilité à ce département basque et qui ne cache pas son opposition au referendum. Peut-être n'a-t-il pas compris que le referendum lui permettra d'exprimer son hostilité au département.
Puis se trouve le député sortant. Sa position est assez ambigue car il aurait dit qu'un département Pays Basque n'était pas envisageable mais il a aussi proposé qu'un département du Pays Basque et du Bas-Adour soit créé. Pourquoi un tel département ? Certes les habitants du sud des Landes apprécieraient d'aller à la préfecture à Bayonne plutôt que de se rendre à Mont de Marsan. Mais jamais une enquêt n'a été faite vers cette population ! Y voit-il plutôt les limites économiques d'un département qui engloberait le tourisme de la Côte Basque et l'industrie du sud des Landes avec des sites comme Turboméca et la Zone Economique Communautaire du Seignanx ? Et cela servirait passablement des ambitions de patron d'un département plus riche que le Béarn et que les Landes !
Les abertzales sont les porte-parole d'un département Pays Basque. Ils sont plutôt pour une nation basque mais difficile de revendiquer l'indépendance dans une élection législative !
Maintenant, les candidats des différents partis politiques, en fonction de leur objectif, leur sensibilité et de la consigne de leur parti, vont s'exprimer de manière plus ou moins claire sur un tel sujet.
Il est aussi fort probable que j'ai quelques lacunes sur un tel sujet sensible. Ce que j'écris n'engage que moi et ceux qui ont une autre vision ou une vision plus claire de la question basque peuvent m'adresser leurs commentaires sans aucun problème. Je prends !
Je peux leur souhaiter bonne chance, d'autant que je vote dans les Landes !