Maurice Papon est mort samedi dernier dans un hôpital proche de chez lui. Il est, à ce jour, le seul fonctionnaire français qui a été condamné de crime contre l'humanité pour des actes commis durant la Seconde Guerre Mondiale.
Jusqu'au bout, il a reçu le soutien de l'Etat français qui n'a jamais mis en doute ses actes durant l'Occupation et qu lui a permis de faire ne grande carrière de commis de l'Etat.
Jusqu'au bout, il a déclaré qu'il était innocent des faits qui lui ont été reprochés. Le procès a eu lieu plus de 50 ans après, mais il ne s'est pas remis en quastion, même quand des preuves de son implication dans la déportation de juifs bordelais ont été apportées. Il a dit qu'il n'avait fait que son devoir de commis de l'Etat. Mais où est le libre-arbitre dans ce travail ? Si les allemenads lui avaient demandé de déporter des membres de sa famille, l'aurait-il fait ?
Jusqu'au bout, il a lutté pour qu'il ne subisse pas trop cette condamnation, puique le Parlement a voté une loi taillée pour lui afin que des raisons médicales raccourcissent son incarcération. Ses partisans ont protesté quand une ancienne militante d'un groupe terroriste a été libérée pour raisons médicales, mais elle avait eu 3 accidents vasculaires cérébraux et elle avait réellement besoin de soins techniques qu'une prison ne peut pas fournir.
Jusqu'au bout, il a lutté pour effacer sa condamnation en usant de toutes les voies de recours. C'est son droit, et il en a usé.
Jusqu'au bout, il a nargué la population en apparaissant en assez bonne forme pour quelqu'un sorti pour raisons médicales. Il souriait sur des photos comme si cela l'amusait.
Jusqu'au bout, ses avocats se sont battus pour que sa mort ait un retentissement puisqu'ils ont annoncé qu'il serait hinumé avec sa décoration de la Grande Croix de la Légion d'Honneur, aors qu'il en avait été destitué par ce même ordre suite à sa condamnation. Il a même causé un trouble dans la classe politique qui s'est insurgé de cela mais aussi les propos d'une ministre "cette médaille lui a été retirée mais faut-il aller voir à l'intérieur des cercueils ?"
Et maintenant que reste-t-il de son déni de ses gestes, de la décision judiciaire et populaire ? Rien, sauf que peut-être il aura jeté un regard suspect sur d'honorables commis de l'Etat qui n'ont pas eu le destin de Jean Moulin mais qui se sont battus silencieusement contre l'armée allemande durant l'occupation.
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